Campagne Star Wars, aux confins de l’Empire – Partie 1

Compte rendu par Ashraam
Carnet de bord du capitaine. Coefficient espace-temps indéterminé
Ashraam efface négligemment les quelques lignes tapées sur son datapad, et reprend de plus belle…
Je ne sais pas par quelle hasard ma fuite, après mon accusation de meurtre sur la personne que je protégeais, m’a emmené à rejoindre cette équipe hétéroclite de voyageurs, mais une chose est sûre, c’est les compagnons de voyages les plus “stables” que j’ai pu rencontrer dernièrement.
– Gary, un humain, notre technicien en chef (le seul d’ailleurs!);
– Alyoshane Peacock,érudit et femme humaine, qui de par son attention envers les autres, fait plutôt penser à un prêtre savant;
– Alexya Semaya, une sympathique Twi’lek, qui remplit le role de médecin de bord.
-Bender,Le droïde… Il semble avoir des problèmes de mémoire. Il m’interpelle, bien que sympathique…. Un vague souvenir, très flou, lié à ce modèle…
Notre voyage à bord du Notranou, le cargo de l’équipe, devait nous emmener à atterrir
sur Formos. Une planète de mauvaise réputation, certes, mais où nous allions pouvoir faire réparer les sanitaires, bouchés et dispersant dans les méandres
du cargo, une odeur nauséabonde.
A peine arrivés en orbite, un message diffusé sur l’holoréseau du système nous annonce le passage de la prime de Bender de 250 à 500 crédits. Une somme peu intéressante pour un tel défi, sauf pour un fou inconscient qui ne sait à quelle machine il a à faire.
Conscient que le droïde, en plein pilotage,a capté ce message, je fais mine de me frotter les mains avec intérêt et un air sadique dans un léger sourire. Ce tas de ferraille ne semble pas dénué d’humour, mais comprendra-t-il?
Parti dans un débat philosophique avec moi-même sur l’humour droïde et l’humanité qu’ils dégagent parfois, je suis soudain interrompu dans mes pensées.
Bender et Gary amorcent l’entrée en atmosphère, dérangés soudain par un appel de l’astroport de la ville qui nous accueillera:
“La taxe de séjour du spatioport s’élèvera à 30 crédits.”
Nous effectuons immédiatement un virement bancaire afin de ne pas retarder l’accès à la zone d’atterrissage.
Nous décidons rapidement de laisser Gary derrière nous, afin qu’il effectue les réparations sanitaires, pendant que nous allons faire le tour de la cantina du coin, prendre quelques infos sur les dernières actualités de cette planète, voir trouver un petit contrat pour renflouer nos bourses et notre caisse commune.
L’air de la planète de la planète est sec, bien qu’il soit frais…Mais une sensation de soif se propage rapidement. Nous suivons une succession de ruelles devant nous mener à la Cantina, quand sous nos yeux, à quelques mètres, une trappe s’ouvre à même le sol.
3 individus assez pressés en émergent portant chacun une caisse, qu’ils vont charger dans un speeder à proximité. Un modèle X34 assez sympathique d’ailleurs, sur lequel je me souviens avoir fait mes premières courses illégales étant plus jeune.
-“Messieurs, veuillez déposer vos caisses, contrôle d’identité et des marchandises”…
Bender avait lancé un avertissement plutôt convaincant à ces personnages.
Qui ont déguerpit en laissant speeder et marchandises sur place. Comprenant bien que leur réaction signifiait bien un agissement illégal…
Leur fuite nous envoyait le message “ARGENT FACILE!!!!”.
Nous entreprenons donc de fouiller le véhicule et les caisses. Pendant que notre érudit, Alyoshane surveillait les environs pendant que Alexya étudiait rapidement une substance illicite que les fuyards avaient camouflé dans des caisses plaines de riz. Du Glitterstim, une drogue assez répandue et plutôt chère.
Je décide de me diriger vers la trappe, pendant que mes compagnons passent un appel d’un vieux poste de communication, pour demander à Gary de nous rejoindre. En effet, souci majeur, le speeder, que nous décidons de garder, ne dispose pas de clef et seule les compétences d’un technicien expérimenté pourraient nous aider.
Je m’acharne à ouvrir la trappe, avec l’aide de Bender, quand Gary arrive et en un clin d’oeil ouvre la trappe.
Il se dirige rapidement vers le speeder, informé de la situation, le démarre aisément et retourne au cargo avec le butin.
Je n’aurai jamais cru être obligé de m’abaisser au vol de biens illégaux avant mon changement radical de vie. Mais comme disait mon vieux droïde de protocole C2N0, bien mal acquis n’amasse pas mousse… Ou, un truc du genre. Je me demande ce qu’il est devenu d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, nous sautons prestement au fond du local caché sous cette trappe. Un petit local encombré, de diverses caisses. Nous récoltons quelques crédits, et ressortons aussi rapidement de ce lieu. Je glisse bien mes quelques crédits dans ma poche, me disant que c’est mon jour de chance. Je ferme la trappe, constatant une suite de numéros sur celle-ci 4, 8, 15, 16, 23, 42… Peu importe, éloignons nous d’ici.
Gary est déjà de retour. Nous avons trop trainé et décidons de trouver la cantina.
Quand soudain, l’équipe réalise que nous avons besoin de communiquer, interpellés par une vieille habitude professionnelle de garde du corps, qui les amusa. Je parlais souvent sans succès à Gary, quand il était absent, via une pierre plate….
Okay, ça peut sembler inquiétant, mais les habitudes….
Nous nous arrêtons chez un toydarien, pour négocier quelques com’link.
Ma négociation maladroite provoque l’intervention de Bender, menaçant, qui fait baisser le prix.
Bien que le marchand essaie de m’escroquer malgré tout, nous repartons parés de nos com’link, et je laisse généreusement la pierre plate au marchand.
– “Allez, j’ai soif, elle est loin la Cantina?”
Nous croisons la route d’une vieille habitante, parée d’une espèce de tonneau transparent,
commercialisant de l’eau. Mama Doba. Nous acceptons son offre et lui offrons même à boire, “par sécurité”.
Nous réalisons qu’un jeune voleur essaie de faire les poches de Gary. Démasqué, il prend
immédiatement la fuite.
Bender et moi-même nous apprêtons à tirer, pensant avoir été volés. Mama Doba Nous supplie de ne pas tirer, prétextant comme excuse la jeunesse de l’enfant. Je me ravise et voyant Bender prêt à éliminer l’enfant, je le bouscule… “Une (fausse) maladresse, oups, j’ai glissé sur ma pierre, tiens!”
Mais le tir percute la vitrine d’un vendeur et nous décidons de nous éloigner en courant direction la Cantina indiquée par Mama Doba.
Voilà, perdant déjà le bénéfice du rafraichissement, nous arrivons à proximité de la Cantina, quand soudain nous entendons un appel à l’aide robotique derrière un compacteur.
Alyoshane et Alexya s’approchent pour intervenir et nous les suivons rapidement, craignant une embuscade.
Et là, surprise… Un droïde de protocole très endommagé nous parle. Une scène qui me perturbe, mais je n’en visualise pas la raison. Il prétend être J8B9. Son ami R4W9, un droid astromecano, a été enlevé par les hommes de Badyn Doba, et ils lui ont mis un bouchon d’entrave. Il souhaite qu’on l’aide. Puis il s’éteint… définitivement… Pendant que les autres font le point, je décide d’enterrer le droïde, perdu dans un débat avec moi-même, une fois de plus, sur le traitement des droïdes par les races vivantes…
Mais ne sont-ils pas parfois plus humains que nous? J8B9 avait pensé à son ami avant lui-même.
Le temps que les autres fassent le point, ils furent surpris de ne pas avoir accès au droid, voulant
récupérer des pièces (Bender!) et fouiller sa mémoire (Gary). Trop tard!
Nous reprenons notre parcours vers la Cantina.
Enfin, nous y entrons!
Une affiche à l’entrée de celle-ci annonce la mise à prix de la tête de Badyn Doba.
“10000 crédits!!!” Nous sommes de suite interpellés par la somme et décidons de partir à la recherche de ce Doba après avoir recueilli quelques infos ici. Mais en priorité l’objectif sera d’écouler le stock de Glitterstim.
– Doba… Qui est le même nom que la vendeuse d’eau d’ailleurs.
Le groupe de musique Cor Kloo joue des airs entrainants, pendant que le droid de protocole K3P9 nous accueille et nous installe.
Nous repérons rapidement les personnes suspectes.
Alyoshane remarque un Toydarien dont le comportement nous en dit assez sur lui pour lui proposer un marché.
Gary ayant quelques “facilités dans le milieu de la pègre” dont il garde secret les origines, il entreprend de négocier assez maladroitement avec la créature.
Nous obtenons au final un rendez-vous le soir même au vaisseau afin de vendre le Glitterstim au Toydarien. Le prix étant bien plus bas que le marché actuel, nous décidons de renégocier le moment venu.
Le rendez-vous se déroule sans problème. Le Toydarien arrive avec deux hommes de main et l’affaire nous rapporte au final la coquette somme de 15000 crédits.
Nous retournons à la cantina pour commencer notre enquête concernant Badyn Doba. Notre receleur nous avait donné comme tuyau de voir Snou, là-bas, pour obtenir des infos en échange de crédits.
Sur le trajet, nous voilà interceptés par un fougueux jeune homme inexpérimenté, un certain Lee Roy, qui voulait nous prendre quelques malheureux crédits au lieu de viser plus haut. Plaisantant, je l’ai provoqué par amusement pour monter l’enchère.
Mais la patience légendaire de Bender a provoqué un échange de coup de blaster. Nous avons un peu “secoué” le jeune homme. Les soldats impériaux ont voulu nous embarquer avec cet énergumène, mais quelques justifications, et le fait qu’il soit recherché, ont réglé le problème…
Retour à la Cantina… Toujours autant d’ambiance. Cette tension palpable parfois, les regards inquiets ou amusés, interrogateurs même des visiteurs…
Snou est vite repéré. Il nous indique que Takba Bessadyl Diori offre justement 5000 crédits pour la capture de Badyn, si vivant. Cruel dilemme… 5000 ou 10000cr?
Mama Doba d’ailleurs serait un membre de sa famille, bien qu’éloignée de lui et ses affaires. Et la récupération du droïde serait juste pour de la revente.
Bref, nous retournons nous poser, quand un couple de Rodien entre dans les locaux, suivi de 2 autres Rodiens.
Un couple? Pas tout à fait. La Rodienne est harcelée par le pseudo prétendant. Et forcément, remarquant notre attention, elle vient vers nous pour demander de l’aide. Gary essaie de calmer le Rodien.
Les 2 autres se rapprochant, menaçants… Celui-ci ne comprenant pas le langage “technique”, je passe à un langage plus “gestuel”, et lui décoche un coup de tête qui l’envoie au sol.
Un bref échange de blaster met à terre Bender déjà éprouvé par le précédent affrontement, et je subis aussi une belle blessure.
Les Rodiens, une fois un des leurs éliminés, prennent la fuite. Gary réactive Bender sommairement et nous quittons les lieux pour rejoindre le Notranou.
Un repos bien mérité débute.
La journée qui va suivre s’annonce des plus épique….

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