La Saga Ultima – Utima 6 : The False Prophet

(Sortie : 1990. Supports : Amiga, Atari ST, Commodore 64, FM Towns, PC, Super Nintendo. Editeur : Origins Systems.)

u6-cHistoire : Quelques années après le retour de Lord British sur le trône à la suite des évènements d’Ultima V, l’Avatar est convoqué sur Britannia par l’apparition d’une Porte de Lune (Moongate), de couleur rouge, dans son jardin. Capturé dès son arrivée, il est apprêté à être sacrifié sur un autel par des créatures à la peau rouge ressemblant à des démons, les gargouilles. Les Guerriers du Destin (l’équipe réunie lors de la précédente aventure) apparaissent alors, sauvent l’Avatar et capturent un texte sacré en possession du prêtre des gargouilles. Au château de Britannia, l’Avatar apprend que les temples des vertus ont été capturés par les gargouilles et s’engage dans une quête visant à libérer le monde des envahisseurs.

u6-050Il faudra, tout d’abord, reconquérir les huit temples tenus par les forces Gargouilles malgré les tentatives des soldats Britanniens de les en déloger, mais aussi, réussir à effectuer la traduction du Livre des Prophéties volé au prêtre. Au cours de sa quête, l’Avatar est amené à explorer le monde souterrain, revers de Britannia et royaume des Gargouilles (contrairement aux autres épisodes de la série, le monde d’Ultima VI est une terre plate, qui semble munie de deux faces). Celui-ci est menacé de destruction depuis la disparition du Codex de la Sagesse ultima6intro3Ultime, ramené à Britannia par l’Avatar au cours de l’épisode précédent. Le revers de Britannia apparaît à l’Avatar comme le revers de la médaille ; placé face à ses responsabilités vis-à-vis de ses actions passées, celui qui est connu, d’un côté, comme un héros, est vu de l’autre comme le Faux Prophète qui a apporté la destruction d’un monde (d’où le titre du jeu). Contraint à réparer ses erreurs, il doit entreprendre une quête initiatique visant à lui faire comprendre les valeurs fondamentales de la société Gargouille.

Le scénario de cet épisode prend en compte des problèmes divers, comme les différences culturelles, le racisme et la xénophobie.

Ultima-6-DOSLe jeu :Ultima VI clôt la trilogie dite de l’« Âge de lumière », débutée avec Ultima IV, et marque également la fin de certaines techniques. Dans les jeux précédents, plusieurs échelles graphiques étaient employées : sur la carte du monde, les villes, châteaux, souterrains étaient indiqués par des symboles et étaient représentés par des sous-cartes plus détaillées lorsque le joueur y pénétrait. Les souterrains sont dessinés en vue de dessus, à la troisième personne, et non plus en vue subjective. Les personnages gérés par l’ordinateur possédent leur propre portrait, dessiné lorsque le joueur leur parle.

ultima6Techniquement, Ultima VI fut l’un des tout premier jeux vidéo à être pensé en tout premier lieu pour les PC munis d’une carte VGA 256 couleurs et d’une souris. Le jeu utilisait également les cartes sonores pour la musique, ce qui était alors assez rare. Les autres bruitages étaient en revanche toujours réalisés par l’intermédiaire du haut-parleur interne.

u6codexUltima VI est notable pour la richesse de ses dialogues et la profondeur de son univers : les personnages, les objets, les interactions entre ceux-ci, sont davantage conçus avec pour but d’immerger le joueur dans un monde complet et crédible qu’uniquement dans l’optique de suivre un scénario établi ; ce que peu d’autres jeux, hors de la série Ultima, ont fait.

ultima6ending A noté que les version Super Nintendo est légèrement plus belle graphiquement mais aussi géographiquement plus petite (pour arriver a entrer dans la taille d’une cartouche) donc certaines quêtes annexes n’existent plus. Du fait que les contrôles passent du clavier/souris vers un joypad, cette version est donc un peu plus dure à manier.

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